Dans cet article
  1. Ce que votre client voit réellement sur son écran
  2. Les trois critères que Google utilise, dans ses propres mots
  3. L’ordre à respecter : du gratuit et immédiat vers le payant
  4. Combien de temps avant que ça bouge ?
  5. Votre plan des 30 prochains jours
  6. Le faire soi-même, ou déléguer

Un client a une fuite. Il sort son téléphone, tape « plombier » et regarde les trois premiers résultats. Il appelle le premier qui a des avis corrects et qui décroche. C’est fini, en quarante secondes. La question n’est donc pas de savoir si votre métier « a besoin d’internet ». Elle est de savoir si vous êtes dans ces trois lignes, ou pas.

Bonne nouvelle : la partie la plus décisive de ce travail est gratuite, et vous pouvez la faire vous-même. Ce guide donne l’ordre dans lequel s’y prendre, ce qui compte vraiment, et à quel moment il devient raisonnable de déléguer.

Ce que votre client voit réellement sur son écran#

Sur une recherche du type « métier + ville » ou « métier près de moi », l’écran d’un téléphone se découpe en blocs successifs. Dans les grandes lignes, et de haut en bas :

  • Les annonces payantes. Elles portent une mention « Annonce » ou « Sponsorisé ». On les achète, on ne les gagne pas.
  • Le pack local. Un encart avec une carte et une poignée d’établissements, généralement trois, avec leur note, leurs horaires et un bouton d’appel. C’est le bloc le plus regardé sur mobile, parce qu’il est haut et qu’il permet d’appeler sans quitter la page.
  • Les résultats naturels. Les liens classiques vers des sites : le vôtre, celui de vos confrères, et souvent des annuaires.
  • Des résumés générés automatiquement. Sur certaines requêtes, Google affiche une synthèse rédigée par son IA au-dessus du reste.

Retenez surtout ceci : le pack local et les résultats naturels ne fonctionnent pas de la même manière. Le pack local ne classe pas des sites, il classe des fiches d’établissement. C’est pour ça qu’une entreprise sans site peut y figurer, et qu’un beau site peut n’y apparaître jamais.

Les trois critères que Google utilise, dans ses propres mots#

Google publie ses critères de classement local. Ils sont au nombre de trois.

Critère Ce que ça veut dire Ce que vous pouvez y faire
Pertinence À quel point votre fiche correspond à ce que la personne a cherché Beaucoup. C’est une question de remplissage et de précision
Distance La distance entre vous et la personne qui cherche Peu. Vous ne déplacez pas votre atelier, mais vous pouvez déclarer une zone d’intervention
Proéminence À quel point votre entreprise est connue : avis reçus, sites qui parlent de vous Beaucoup, mais lentement. Ça se construit

Google précise aussi une chose qu’il faut avoir en tête avant tout rendez-vous commercial : il n’existe aucun moyen de demander ou de payer une meilleure position dans le classement local. Les annonces sont un espace séparé et signalé. Si un commercial vous promet la première place « naturelle » contre un abonnement, il vend une chose qu’il ne contrôle pas.

L’ordre à respecter : du gratuit et immédiat vers le payant#

L’erreur la plus courante consiste à démarrer par le plus cher. On signe pour un site à plusieurs milliers d’euros, ou pour de la publicité, alors que la fiche d’établissement est vide et que le numéro affiché est un ancien fixe. Voici l’ordre qui évite ça.

1. La fiche d’établissement : gratuite, prioritaire, à faire ce soir

C’est le levier numéro un, et il ne coûte rien. Créez-la ou revendiquez-la si elle existe déjà : Google génère parfois des fiches automatiquement, à partir d’informations trouvées ailleurs. Validez-la : Google indique que la validation rend l’apparition dans les résultats plus probable.

Ensuite, remplissez-la entièrement. Adresse ou zone d’intervention, horaires réels, catégorie principale précise, numéro de téléphone sur lequel vous décrochez vraiment, photos de vos chantiers ou de votre boutique. Une fiche complète et exacte a plus de chances de sortir qu’une fiche à moitié faite. Ce point mérite un article à lui seul, et il en a un.

2. Un site qui vous appartient

La fiche vous fait exister. Le site vous fait choisir. C’est là que le client vérifie que vous faites bien ce qu’il cherche, qu’il regarde vos réalisations, et qu’il vous envoie une demande à 22 h un dimanche.

Un point de vigilance, et il n’est pas théorique. En mars 2024, Google a fermé les sites qu’il hébergeait lui-même pour les entreprises via les fiches d’établissement. Du jour au lendemain, ces sites ont cessé d’exister. C’est le résumé de tout ce qu’il faut comprendre sur la propriété : un site que vous louez, vous ne le possédez pas. Nom de domaine à votre nom, accès aux fichiers, possibilité de partir avec : ces trois points valent plus que le design. Notre manière de travailler part de ce principe, mais le principe vaut avec n’importe quel prestataire.

3. Les avis, sans tricher

Google est explicite : plus d’avis et de bonnes notes peuvent aider votre classement local, et répondre aux avis montre que vous accordez de l’importance aux retours de vos clients.

La bonne méthode est ennuyeuse mais elle fonctionne : demandez systématiquement, au bon moment. Le bon moment, c’est juste après une intervention réussie, quand le client est content et que vous êtes encore devant lui. Un lien court ou un QR code sur la facture suffit. Ce qui ne fonctionne pas : acheter des avis, en écrire soi-même, ou offrir une remise contre une note. C’est interdit, ça se détecte, et une fiche suspendue vous fait disparaître entièrement.

Répondez à tout, y compris aux avis négatifs. Un avis négatif auquel vous répondez calmement et concrètement rassure souvent plus qu’une série de cinq étoiles sans commentaire.

4. Être cité ailleurs que chez vous

La proéminence se nourrit aussi de ce que les autres disent de vous. Concrètement : les annuaires de votre secteur, les fédérations professionnelles, la page du marché ou de l’association de commerçants, la presse locale, les partenaires avec qui vous travaillez.

Une règle simple : écrivez votre nom, votre adresse et votre téléphone exactement de la même façon partout. « SARL Dupont Chauffage » ici et « Dupont Chauffage » là, avec deux numéros différents, c’est un signal brouillé. Faites-vous une fiche de référence dans un fichier, et recopiez-la à l’identique à chaque inscription.

5. La publicité, quand la base tient debout

La publicité en ligne donne des demandes dès le premier jour. C’est son intérêt et sa limite : elle s’arrête net quand vous coupez le budget. Elle a du sens quand vous avez un besoin immédiat, une saison à couvrir, ou une zone à tester. Elle n’a aucun sens si le client qui clique atterrit sur un site qui ne dit pas ce que vous faites, ou appelle un numéro sur lequel personne ne décroche.

Deux précautions avant d’engager le moindre euro. Payez le budget média sur votre propre compte publicitaire, pas via une facture globale où personne ne sait ce qui part en achat d’espace et ce qui part en honoraires. Et exigez de voir le compte, avec le détail de ce qui a été dépensé et de ce que ça a rapporté en appels ou en demandes.

Combien de temps avant que ça bouge ?#

Personne ne peut vous donner de délai fiable, et c’est en soi une information utile. Ce qu’on peut dire honnêtement :

  • Une fiche validée et complétée peut être prise en compte assez vite, parfois en quelques semaines.
  • Un site neuf met généralement plusieurs mois avant d’être correctement évalué.
  • Les avis et les mentions extérieures se construisent sur des trimestres, pas sur des semaines.
  • La publicité produit des clics immédiatement, et zéro dès que vous arrêtez.

Un prestataire qui vous annonce une position précise à une date précise vous vend une certitude qui n’existe pas. Un prestataire honnête vous dit ce qu’il fait, à quelle fréquence, et vous montre les chiffres bruts.

Votre plan des 30 prochains jours#

À faire vous-même, sans budget.

  1. Semaine 1. Cherchez votre entreprise sur Google depuis un téléphone, en navigation privée. Notez ce que vous voyez : fiche existante ou pas, informations fausses, ancien numéro, horaires périmés, concurrents mieux placés.
  2. Semaine 1. Créez ou revendiquez votre fiche d’établissement. Lancez la validation, elle prend parfois plusieurs jours.
  3. Semaine 2. Remplissez la fiche à 100 % : catégorie principale précise, catégories secondaires si nécessaire, horaires réels, zone d’intervention si vous vous déplacez, description sans bourrage de mots-clés, au moins une dizaine de photos réelles.
  4. Semaine 2. Rédigez votre fiche NAP de référence (nom, adresse, téléphone) et corrigez-la partout où vous êtes déjà inscrit.
  5. Semaine 3. Mettez en place une demande d’avis systématique : lien court, QR code sur la facture, ou message type après intervention. Demandez-la à vos cinq derniers clients satisfaits.
  6. Semaine 3. Vérifiez votre site s’il existe : est-ce que le téléphone est cliquable sur mobile ? Est-ce que la ville et le métier apparaissent clairement ? Est-ce qu’un formulaire fonctionne encore ?
  7. Semaine 4. Répondez à tous les avis en attente. Puis inscrivez dans votre agenda un rendez-vous de 30 minutes par mois pour recommencer.

Cette dernière ligne est la plus importante du guide. Ce qui fait échouer la visibilité locale des indépendants, ce n’est presque jamais la compétence. C’est le mois de juin où on n’a pas eu le temps.

Le faire soi-même, ou déléguer#

Soyons clairs : si vous avez deux heures par mois et un peu de goût pour ça, faites-le vous-même. La fiche d’établissement est gratuite, les avis se demandent à la main, et vous connaissez votre métier mieux que n’importe quelle agence. Payer quelqu’un pour ça n’a aucun intérêt.

Déléguer devient rationnel quand trois choses se cumulent : vous ne tenez pas la régularité, vous devez ajouter du budget publicitaire à piloter, et le temps que vous passez là-dessus vaut plus cher que ce que ça coûte de le confier. C’est exactement le vide entre les outils à 40 € par mois qu’on n’ouvre jamais et l’agence à 2 000 € par mois. Si vous voulez savoir si votre situation ressemble à ça, notre page à qui ça s’adresse est faite pour trancher en cinq minutes.

Un dernier réflexe, quel que soit votre choix : ne signez rien sur douze ou vingt-quatre mois avant d’avoir vu un premier résultat, et gardez la propriété de votre nom de domaine, de votre fiche et de votre compte publicitaire. Ce sont vos actifs, pas ceux du prestataire.

Vous voulez un état des lieux de votre visibilité actuelle avant de décider quoi que ce soit ? Demandez votre audit gratuit, sans engagement.

Sources

Vous préférez que quelqu’un s’en occupe ? Demandez un audit gratuit de votre visibilité, livré sous 48 heures.

Demander l’audit

Pour aller plus loin : notre méthode, étape par étape.