Un métier, un exemple d’application

Dentiste, kiné, ostéopathe, opticien, vétérinaire : ce que nous refusons de faire

Le téléphone sonne pendant que vous êtes au fauteuil ou sur la table. Votre secrétariat passe sa journée à répondre aux mêmes questions : prenez-vous de nouveaux patients, quel est le délai, êtes-vous conventionné, faut-il une ordonnance, y a-t-il un ascenseur. Votre site date d’il y a huit ans et vous n’en avez plus les accès. Un prestataire vous a appelé le mois dernier pour vous proposer des campagnes Google, et vous avez raccroché parce que vous n’étiez pas sûr d’en avoir le droit.

Ce que vous recevez

Pas de la promotion : de l’information exacte, complète et à jour, que vous pouvez présenter à votre conseil départemental sans hésiter. Le patient trouve ce qu’il cherche sans appeler, et votre secrétariat récupère des heures.

  • Des rendez-vous pris en ligne sans passer par le standard, triés en amont : nouveau patient ou patient suivi, motif par catégorie large, degré d’urgence, praticien concerné
  • Moins d’appels répétitifs : délais, honoraires, conventionnement, documents à apporter, accessibilité, conduite à tenir en dehors des heures d’ouverture — tout est écrit et à jour
  • Moins de rendez-vous non honorés, grâce à un rappel qui ne mentionne jamais le motif de la consultation, seulement la date, l’heure et le nom du cabinet
  • Un dossier de conformité : chaque élément publié est rattaché par écrit à une règle de votre profession, et vous pouvez le soumettre à votre conseil départemental avant publication

Vous aviez raison de raccrocher. Voici comment notre modèle s’applique à un cabinet de santé, et cette page commence par ce que nous refusons de faire. Un prestataire qui promet des campagnes Google à un chirurgien-dentiste ne lui vend pas des patients : il lui vend un risque ordinal. Ici, la conformité passe avant le marketing, et la mesure de réussite n’est pas le nombre de nouveaux patients — beaucoup de cabinets sont déjà saturés — mais le temps de secrétariat récupéré et les rendez-vous effectivement honorés.

Afflux n’est pas spécialisée dans ce métier. Nous partons d’un modèle généraliste que nous réglons sur votre activité : vos questions, vos mots-clés, vos règles. Les forfaits sont les mêmes pour tous, de 290 à 690 € HT par mois, sans engagement.

Ce qu’on installe

Les briques adaptées à ce métier

La fiche Google exacte, et l’information qui manque partout

Catégorie juste, horaires réels, accessibilité décrite factuellement — plain-pied, ascenseur, accès en fauteuil roulant, stationnement — et surtout la mention que beaucoup de patients cherchent sans jamais la trouver : le cabinet prend, ou ne prend pas, de nouveaux patients, et pour quels motifs. Le référencement naturel n’est pas de la publicité : il est licite pour toutes les professions.

La page honoraires et prise en charge

Dès lors que vous présentez votre activité au public, l’information sur vos honoraires est une obligation déontologique. Situation conventionnelle, tarifs des actes les plus courants, dépassements éventuels, tiers payant, et l’offre 100 % Santé en optique et en dentaire. L’information est claire, honnête, précise et jamais comparative.

La page urgences, placée haut

Conduite à tenir en dehors des heures d’ouverture, numéros officiels — le 15, le 116 117, le service de garde —, créneaux d’urgence réservés s’il en existe. C’est une obligation morale avant d’être un dispositif : c’est aussi ce qui réduit le plus vite les appels inutiles et les demandes qui n’ont rien à faire dans un formulaire.

La foire aux questions du secrétariat

Les vingt questions réellement posées au téléphone, écrites une bonne fois : délai pour un rendez-vous, que faire en cas d’annulation, remboursement, faut-il une ordonnance, comment obtenir un devis, peut-on venir accompagné, quels documents apporter, le carnet de santé de l’animal. C’est la page qui rend le plus de temps à votre équipe.

La prise de rendez-vous branchée sur votre agenda

Module connecté à l’agenda réel du cabinet, sans champ libre de symptômes, avec un motif volontairement catégoriel. Les données de rendez-vous restent dans votre système métier : aucun pixel de conversion sur une page de confirmation, aucune synchronisation vers un outil publicitaire, et le récapitulatif arrive sur votre messagerie professionnelle et non sur WhatsApp — une messagerie grand public n’a pas à véhiculer de données de santé.

Ce que le formulaire demande, et pourquoi

Ce formulaire est d’abord un filtre. Il est aussi volontairement pauvre : il ne collecte jamais de description libre de symptômes, parce que ce serait de la donnée de santé détaillée recueillie sans nécessité, sur un canal qui n’est pas prévu pour cela.

  1. Quel praticien souhaitez-vous consulter ?Question pivot. C’est elle qui détermine quel corpus déontologique s’applique à toute la suite : ce qui est licite pour un opticien ne l’est pas pour un chirurgien-dentiste. Dans un cabinet mono-profession, elle est pré-remplie et invisible.
  2. Êtes-vous déjà suivi au cabinet ?Détermine la durée du rendez-vous, le circuit administratif et, surtout, l’ouverture ou non d’un créneau : si vous ne prenez plus de nouveaux patients pour ce motif, l’information s’affiche avant que la personne ne saisisse ses coordonnées.
  3. Motif de la consultation, par grande catégorieVolontairement grossier, et sans champ libre. La catégorie suffit à calibrer la durée du créneau. Détailler des symptômes dans un formulaire public reviendrait à collecter une donnée de santé sans nécessité — nous ne le ferons pas, même si vous le demandez.
  4. Votre demande est-elle urgente ?Ouvre l’accès aux créneaux d’urgence, et déclenche surtout l’affichage immédiat des numéros de secours. Le formulaire n’est jamais un canal d’urgence vitale, et il le dit : sur une urgence suspectée, le parcours s’interrompt au lieu de prendre un rendez-vous.
  5. Avez-vous une prescription médicale ?Structurant pour le kinésithérapeute, dont la prise en charge et le circuit diffèrent selon qu’il y a prescription ou accès direct, et pour l’opticien, chez qui une ordonnance en cours de validité conditionne la délivrance de verres correcteurs.
  6. La consultation concerne-t-elle un mineur ?Impose la présence d’un représentant légal et modifie la durée. Seul le caractère mineur ou majeur est demandé : la date de naissance exacte d’un mineur n’a rien à faire dans un formulaire public.
  7. Quelle prise en charge, et souhaitez-vous qu’on vous présente l’offre 100 % Santé ?En optique et en dentaire, la présentation de l’offre sans reste à charge est une obligation professionnelle. Poser la question en amont sécurise le devis, rassure sur le prix, et ne contient aucune donnée de santé.

Ce que nous refusons de faire, et pourquoi

Cette section est la plus importante de la page. Sous une même étiquette « santé » cohabitent trois régimes juridiques très différents, et c’est votre profession exacte qui commande tout : les gabarits, les mots interdits, et l’ouverture ou non d’un compte publicitaire.

  • Aucune campagne de liens sponsorisés pour un médecin ou un chirurgien-dentiste : le code de déontologie interdit d’obtenir contre paiement un référencement prioritaire, et la lecture inverse n’est confirmée par aucune position ordinale publique à notre connaissance. Pour un masseur-kinésithérapeute, la règle est de nature différente — l’exercice ne doit pas être pratiqué comme un commerce (art. R.4321-67 du code de la santé publique) et les annuaires ayant pour objet principal le référencement sont proscrits ; par prudence, nous n’ouvrons pas non plus de campagne payante tant que le conseil départemental n’a pas répondu par écrit.
  • Aucun témoignage de patient, sous aucune forme : verbatim, vidéo, avis republié, widget de notation sur votre site. Aucune sollicitation d’avis pour ces professions. Aucune photographie de patient, même anonymisée, et aucun avant/après d’acte esthétique en diffusion publique.
  • Aucune comparaison avec un confrère ou un établissement, même implicite. Aucune promesse de résultat, de guérison, d’absence de douleur ou de délai garanti. Aucun slogan, aucun superlatif, aucune offre, remise ou carte de fidélité sur un acte de soin. En contrepartie, l’information sur vos honoraires est publiée : c’est une obligation dès lors que vous présentez votre activité au public.
  • Les trois autres régimes sont traités séparément. L’ostéopathe non médical n’est pas inscrit à un Ordre et n’est pas soumis à un code de déontologie réglementaire opposable (décret n° 2007-435) : la publicité payante lui est juridiquement ouverte, mais le code de son association professionnelle peut lui être opposable contractuellement — nous le vérifions avant d’ouvrir quoi que ce soit — et aucune allégation curative n’est jamais possible, sous peine d’exercice illégal de la médecine. L’opticien-lunetier est un commerçant : communication libre, avec devis normalisé gratuit et présentation obligatoire de l’offre 100 % Santé. Le vétérinaire communique librement sous conditions de loyauté et de fondement scientifique (articles R.242-33 et R.242-35 du code rural), mais aucune promotion, remise ou carte de fidélité sur les actes et produits, et aucune publicité sur les médicaments soumis à prescription.
  • Aucune donnée de santé ne part vers une régie publicitaire. Le seul fait qu’une personne soit patiente d’un praticien identifié en est déjà une : pas de pixel de conversion sur une page de confirmation de rendez-vous, pas de motif de consultation remonté dans un événement, pas de synchronisation de l’agenda vers un outil marketing, et un hébergement certifié HDS dès lors que des données de santé sont hébergées pour votre compte. Si un agent conversationnel est installé, il annonce qu’il est une intelligence artificielle avant l’échange (AI Act, article 50) et redirige toute question clinique vers une consultation.

Ces règles sont issues des textes et des recommandations ordinales, vérifiés le 30 août 2026. Ce n’est pas un conseil juridique, et nous ne prétendons pas dire le droit à la place de votre Ordre : sur les points incertains, notre méthode est de vous faire poser la question à votre conseil départemental et d’attendre sa réponse écrite, pas de trancher nous-mêmes.

Ce qui ne marche pas dans votre métier

Trois de ces quatre erreurs se commettent en croyant bien faire, ce qui les rend particulièrement fréquentes.

  • Répondre à un avis en évoquant un soin ou une venue : c’est confirmer qu’une personne est votre patiente, donc une atteinte au secret professionnel. Toute réponse est préparée puis validée par un humain, et rédigée pour ne jamais confirmer ni infirmer.
  • Écrire « spécialiste en… » ou « expert reconnu » quand le titre n’est pas reconnu et inscrit au tableau. C’est l’un des écarts les plus faciles à constater, et l’un des plus fréquents dans les sites de cabinets.
  • Laisser un formulaire ou un agent conversationnel recueillir une description libre de symptômes, ou faire remonter le motif du rendez-vous dans un événement de conversion : dans les deux cas, on collecte ou on transmet de la donnée de santé sans nécessité.
  • Chercher du volume quand le cabinet est saturé. Une campagne efficace sur un cabinet qui ne prend plus de nouveaux patients produit des appels sans réponse, de la frustration et des avis négatifs — et les avis négatifs de ce secteur portent massivement sur le téléphone qui ne répond pas et sur l’attente, deux problèmes qu’aucune action marketing ne résout.

Et selon la saison ?

Le soin courant est peu saisonnier : l’essentiel des variations vient des vacances scolaires et du mois d’août pour les cabinets à clientèle familiale, avec une reprise nette en septembre. Les autres métiers du pack le sont davantage. L’optique connaît un pic marqué en fin d’année civile, quand les droits de remboursement doivent être consommés avant le 31 décembre, et un autre à la rentrée scolaire. Le vétérinaire voit arriver la vaccination et l’antiparasitaire au printemps puis les urgences pendant les vacances et les fortes chaleurs, tandis que la kinésithérapie du sport suit la rentrée sportive de septembre et la reprise de janvier.

Les objections qu’appelle ce métier

Nous les anticipons ici : ce sont celles qu’un dirigeant de ce métier a de bonnes raisons de nous opposer.

Je n’ai pas le droit de faire de la publicité.

L’interdiction générale de publicité a été levée par les décrets du 22 décembre 2020. Vous avez le droit d’informer le public sur votre exercice, vos compétences et vos honoraires. Ce qui reste interdit, c’est autre chose : la comparaison avec un confrère, le témoignage de tiers, la promesse de résultat, le slogan, l’offre promotionnelle. La liberté que vous avez est celle d’informer, pas celle de promouvoir — et c’est exactement le périmètre dans lequel nous travaillons.

Un autre prestataire me propose des campagnes Google. Pourquoi refusez-vous ?

Parce que le code de déontologie interdit au praticien d’obtenir, contre paiement, un référencement le faisant apparaître de manière prioritaire. Certains commentateurs soutiennent qu’une annonce strictement informative resterait licite ; à notre connaissance, aucune position ordinale publique ne le confirme. Le déséquilibre est total : quelques rendez-vous d’un côté, une plainte disciplinaire de l’autre. Notre réponse est donc non pour un médecin, un chirurgien-dentiste ou un masseur-kinésithérapeute, tant qu’un avis écrit du conseil départemental n’a pas été obtenu. Si vous voulez avancer, nous vous aidons à poser la question à votre Ordre.

Mon agenda est déjà plein pour trois mois.

Alors il ne faut surtout pas générer de la demande : cela produirait de la frustration publique et des avis négatifs, l’inverse de l’objectif. Le sujet devient le tri et le gaspillage — moins d’appels au secrétariat pour des questions auxquelles une page répondrait, moins de rendez-vous non honorés, et l’affichage explicite que vous ne prenez pas de nouveaux patients. Si votre délai dépasse six semaines, c’est un problème d’organisation, pas de visibilité, et nous vous le dirons.

Doctolib fait déjà tout.

Doctolib gère très bien la prise de rendez-vous, et nous ne cherchons pas à l’en déloger. Il ne tient pas votre fiche Google, ne publie pas vos honoraires, ne répond pas aux vingt questions de votre secrétariat, et il vous rend dépendant d’un intermédiaire qui détient la relation. Ce que nous construisons est votre présence propre, qui vous appartient.

Les avis de patients, c’est interdit chez nous.

Vous avez raison, et c’est plus subtil qu’il n’y paraît. Un avis de patient est un témoignage de tiers : le republier sur votre site ou y installer un widget de notation constitue un manquement. Votre fiche Google native, elle, existe indépendamment de vous, et vous n’en êtes pas l’éditeur. Conséquence pratique : aucune campagne de collecte d’avis, aucun affichage d’avis sur votre site, et des réponses rédigées de façon à ne jamais confirmer qu’une personne est votre patiente.

Je suis un soignant, pas un commerçant.

Votre code de déontologie dit la même chose, et nous le prenons au mot. Pas de slogan, pas de superlatif, pas de promesse, pas de remise, pas de « premier rendez-vous offert ». Ce que nous produisons est de l’information exacte et utile : vos horaires, vos actes, vos honoraires, votre accessibilité, et des contenus de prévention étayés, signés de vous et datés.

Questions fréquentes

Vous refusez la publicité payante. Que reste-t-il, alors ?

Beaucoup, et c’est licite pour toutes les professions du pack : la fiche Google tenue et exacte, le référencement naturel — qui n’est pas de la publicité —, les pages d’actes écrites factuellement et signées, la page honoraires, la page urgences, la foire aux questions qui absorbe le téléphone, la prise de rendez-vous en ligne et les rappels. Pour un opticien ou un vétérinaire, la publicité payante s’ajoute, parce que leur régime le permet.

Combien de contenus publiez-vous par mois ?

Peu, volontairement : deux à quatre contenus de prévention par an, pas davantage. La cadence lente correspond à votre temps réel et vous protège du contenu de masse. Chaque texte est étayé, formulé avec prudence et mesure, daté, relu et signé par vous avant publication — une inexactitude engage votre responsabilité, pas la nôtre.

Que devient le motif indiqué par mon patient ?

Il reste dans votre système métier. Il ne figure jamais dans un SMS de rappel, jamais dans un événement de conversion, jamais dans un outil marketing ou une audience publicitaire. Nous signons un contrat de sous-traitance avec une annexe spécifique aux données de santé, et si des données de santé sont hébergées pour votre compte, l’hébergeur doit être certifié HDS.

Je suis ostéopathe. Suis-je soumis aux mêmes interdictions qu’un dentiste ?

Non, et confondre les deux régimes coûte cher dans les deux sens. L’ostéopathe non médical n’a pas d’Ordre ni de code de déontologie réglementaire opposable : la publicité payante lui est ouverte. Mais le code de son association professionnelle peut lui être opposable contractuellement — nous vérifions votre appartenance avant toute campagne — et aucune promesse de guérison n’est jamais possible.

On regarde votre cas précis ?

L’audit gratuit part de votre métier, de votre zone et de votre concurrence réelle. Sous 48 heures, sans suite obligatoire.